La brasserie · Les mots

Le lexique de la bière

Les mots de nos fiches et de nos pages, expliqués simplement : du malt à la canette, du foudre à l’IBU.

Trois thèmes

  • 01Au brassageDu grain au moût, puis du houblon dans la cuve d’ébullition.Voir les mots
  • 02Fermentation et gardeCe qui se passe dans les cuves et dans le bois, après le brassage.Voir les mots
  • 03À la dégustationLes mesures de nos fiches et les styles de nos bières.Voir les mots
01

Au brassage

Du grain au moût, puis du houblon dans la cuve d’ébullition.

Brassin

Une fournée de bière, de l’empâtage jusqu’au fermenteur. Chez nous, 2 000 litres utiles par brassin : un fermenteur se remplit en une journée.

Voir aussiEmpâtageMoût

La salle de brassage
Malt

Grain d’orge ou de blé qu’on a fait germer, puis sécher. Plus le séchage est poussé, plus le malt est foncé : du Pils, très pâle, aux malts torréfiés des stouts.

Voir aussiEmpâtageEBC

Flocons d’avoine

Avoine aplatie, non maltée. Elle donne du corps et une texture ronde : on la retrouve dans nos NEIPA et dans plusieurs goses.

Voir aussiNEIPAGose

Empâtage

Première étape du brassage : le malt concassé infuse dans l’eau chaude, et ses enzymes changent l’amidon du grain en sucres. Notre cuve d’empâtage fait 30 hl.

Voir aussiMaltMoûtDrêches

Moût

Le jus sucré tiré du grain, avant la fermentation. Il bout avec le houblon, refroidit, puis la levure en fait de la bière.

Voir aussiEmpâtageÉbullitionLevure

Drêches

Ce qui reste du grain une fois le moût tiré, dans la cuve filtre.

Voir aussiEmpâtageMoût

Ébullition

Le moût bout : il se stérilise, se concentre et reçoit le houblon, d’abord pour l’amertume, puis pour les arômes. Notre cuve d’ébullition fait 22 hl.

Voir aussiHoublonIBU

Houblon

Fleur d’une plante grimpante. Ses cônes portent la lupuline, qui donne à la bière son amertume et une grande part de ses arômes.

Voir aussiLupulineHoublonnage à cruIBU

Le houblonnier
Lupuline

La poudre jaune et résineuse des cônes de houblon : acides amers et huiles essentielles. Les houblons « Cryo » en sont un concentré, comme le Cryo Pop de notre Chroma.

Voir aussiHoublon

Houblonnage à cru

Ajouter du houblon à froid, pendant ou après la fermentation : il apporte ses arômes sans amertume. C’est ce qui fait le nez des IPA et des NEIPA.

Voir aussiDDHTDHNEIPA

DDH

Double dry hopping : un houblonnage à cru en deux temps. Notre Chroma en porte le nom.

Voir aussiHoublonnage à cruTDH

TDH

Triple dry hopping : trois houblonnages à cru, comme sur notre Cherry Bomb.

Voir aussiHoublonnage à cruDDH

02

Fermentation et garde

Ce qui se passe dans les cuves et dans le bois, après le brassage.

Levure

Le champignon microscopique qui change les sucres du moût en alcool et en gaz. Chaque souche marque la bière : neutre pour une West Coast, fruitée pour une NEIPA, épicée pour une blanche belge.

Voir aussiFermentation hauteFermentation basse

Fermentation haute

Fermentation par des levures d’ale, qui travaillent vers 18 à 22 °C, en quelques jours. C’est celle de la plupart de nos bières.

Voir aussiLevureFermentation basse

Fermentation basse

Fermentation par des levures de lager, à froid et plus lentement. Elle donne les bières les plus nettes, comme les pils.

Voir aussiFermentation haute

Fermentation mixte

Levure de brasserie, levures sauvages et bactéries travaillent ensemble, pendant des mois. C’est celle de nos sauvages, dans le foudre.

Voir aussiBrettanomycesPediococcusFoudre

Les sauvages et le foudre
Brettanomyces

Une levure sauvage, « le brett » : des notes de cuir et de fenil, changeantes selon la souche et ses conditions de travail. Elle vit dans notre foudre.

Voir aussiFermentation mixteFoudre

Pediococcus

Une bactérie qui produit, lentement, une acidité modérée. Avec les brettanomyces, elle fait le caractère de nos sauvages.

Voir aussiBrettanomycesLactobacilles

Lactobacilles

Des bactéries lactiques qui acidifient le moût vite et nettement : ce sont elles qui font l’acidité de nos goses et de nos sours.

Voir aussiSour kettleGose

Sour kettle

Acidifier le moût en cuve avec des lactobacilles, avant de le faire bouillir : l’acidité vient en un ou deux jours, puis l’ébullition arrête les bactéries.

Voir aussiLactobacillesGose

Foudre

Un grand tonneau de chêne. Le nôtre, de 6 100 litres, a contenu du vin rouge au Château Teyssier, à Saint-Émilion, de 2007 à 2021 ; presque toutes nos sauvages en sortent depuis juin 2021.

Voir aussiSoleraFermentation mixte

Les sauvages et le foudre
Solera

Une méthode d’élevage où l’on ne vide jamais tout : on soutire une part, on complète avec du jeune. Notre foudre fonctionne ainsi : chaque bouteille garde un peu de sa toute première bière.

Voir aussiFoudre

Barrique

Un petit fût de chêne, de 200 litres environ, qui a souvent déjà contenu un vin ou un spiritueux. « Barrel aged », ou « BA », signale une bière qui y a vieilli, comme notre quadruple gose ananas.

Voir aussiFoudre

Cuve de garde

Après la fermentation, la bière y repose au froid : elle s’éclaircit et prend son gaz avant la canette. Nous en avons deux, de 34 hl.

Voir aussiFermentation haute

La salle de brassage
DDM

Date de durabilité minimale : « à consommer de préférence avant ». Une fois passée, la bière reste sans danger ; ses arômes, eux, évoluent. Sur nos fiches, une bière vendue après cette date est dite « hors DDM ».

03

À la dégustation

Les mesures de nos fiches et les styles de nos bières.

IBU

International Bitterness Units : la mesure de l’amertume, en milligrammes d’acides amers par litre. Une gose reste sous 10, une NEIPA tourne autour de 20 à 30, une West Coast IPA dépasse 50.

Voir aussiHoublonEBC

EBC

European Brewery Convention : l’échelle de la couleur de la bière. Moins de 8 pour une blonde pâle, de 26 à 39 pour une ambrée, plus de 120 pour une bière noire. Sur nos fiches, une pastille montre la teinte.

Voir aussiMaltIBU

Degré

La part d’alcool dans la bière, en volume. À 6 % vol., une canette de 44 cl contient environ 2,6 cl d’alcool pur.

Gose

Un style né à Goslar, en Allemagne : une bière de blé acidulée et légèrement salée. Les nôtres partent sur les fruits, les herbes, et parfois les barriques.

Voir aussiLactobacillesSour kettle

Nos goses
IPA

India Pale Ale : une ale plus houblonnée, plus amère et plus aromatique que la pale ale dont elle descend.

Voir aussiWest Coast IPANEIPA

Nos IPA
West Coast IPA

L’IPA à la californienne : sèche, limpide, franchement amère, sur des houblons de résine et d’agrumes. Pine Hammer, RSA, Winter Peel.

Voir aussiIPAIBU

NEIPA

New England IPA : trouble, ronde, peu amère, chargée en houblons fruités ajoutés à cru. Citrus Riot, Chroma, Cherry Bomb.

Voir aussiHoublonnage à cruFlocons d’avoine

Pastry

Une bière inspirée d’un dessert : fruits, vanille, épices, avoine pour la rondeur. Blueberry Pastry Pie, Banoffee Pie, Clémentines confites aux épices.

Voir aussiFlocons d’avoine

Stout

Une bière noire aux malts torréfiés : café, cacao, pain grillé. « Imperial », elle monte en degré, comme notre Big D à 11 %.

Voir aussiMaltEBC

Barley wine

« Vin d’orge » : une ale forte, autour de 10 % et plus, très maltée, qui se déguste comme un vin de dessert. Notre Barley Wine Panettone.

Voir aussiMalt

Sauvage

Notre nom pour les bières de fermentation mixte, élevées longtemps : celles du foudre, seules ou sur des fruits, des légumes, des fleurs.

Voir aussiFermentation mixteFoudre

Les sauvages et le foudre