NOTRE HISTOIRE

Brassée et distillée depuis 2016

Je m'appelle David. Avant qu'Iron existe, il y a eu un garage.
De 2013 à 2016, j'y brasse pour le plaisir — par passion, sans autre ambition que de faire de bonnes bières. En 2016, j'ai 24 ans et un master de sociologie en poche, sans réelle envie de l'exercer. Je décide alors de tenter quelque chose : faire de cette passion un métier. La brasserie Iron est née de ce pari.

Les débutsLes débuts

2016 → 2018

Les débuts

Iron démarre dans un atelier de 55 m² à Montauban. Exigu, bricolé, monté avec du matériel pensé à l'économie : à ce stade, l'enjeu est d'avancer prudemment, sans me mettre en danger. L'activité sera-t-elle viable ? Je n'en sais encore rien.
Pendant trois ans, je brasse sur des cuves de 500 litres — beaucoup de travail pour peu de bière. Mais l'aventure prend : mes premières bières partent à Paris dès 2017, et la clientèle toulousaine s'élargit vite. Très vite aussi, le matériel montre ses limites. Plutôt que de la subir, je lance dès 2017 le projet d'agrandissement : un prêt, de nouveaux équipements commandés, et un local de 150 m² que nous construisons de nos mains avec la précieuse aide, déjà, de Ianis et Agathe.

Le grand sautLe grand sautLe grand saut

2019

Le grand saut

Après près de deux ans de travaux menés en parallèle de la production, je déménage enfin la brasserie en juillet 2019. Et le saut est vertigineux : les fermenteurs passent de 500 à 3 700 litres.
Faute de moyens, je brasse pourtant toujours sur les cuves de 500 litres : il faut six brassins en deux jours pour remplir un seul fermenteur. L'outil de conditionnement n'est pas à l'échelle non plus — vider un fermenteur prend deux jours entiers. C'est éreintant.
Et en novembre 2019, un cap essentiel : Ianis rejoint la production. Pour la première fois, je ne suis plus seul. Le « je » devient « nous ».

La montée en puissance

2020 → 2021

La montée en puissance

Toujours de nos mains, nous bâtissons une salle de brassage de 2 000 litres utiles : désormais, un fermenteur se remplit en une seule journée. Dans la foulée, nous investissons dans une véritable machine d'encannage. Moins de pénibilité, plus de régularité, plus de qualité dans chaque canette.

La diffusion

2022

La diffusion

Nos bières franchissent les frontières : on les trouve désormais partout en France et dans quelques pays Européens. Nous multiplions les créations — près de cinquante nouvelles recettes par an — et sillonnons le pays, des festivals aux Tap Take Over, ces soirées où un bar consacre toutes ses tireuses à nos bières. L'atelier, une fois encore trop petit, s'agrandit d'un espace de stockage de 175 m².

Le virage

2023 → 2024

Le virage

Le paysage brassicole change vite : les brasseries se multiplient, le niveau général grimpe, et le marché se tourne massivement vers les bières très houblonnées — NEIPA, DIPA. Nous voyons le virage venir avec un temps de retard, et nous le négocions sans tarder. Nous nous mettons au travail sur nos premières houblonnées très chargées — un style exigeant, que nous refusions de mettre sur le marché tant qu'il n'égalait pas le reste de notre gamme.
En décembre 2023, après des centaines de demandes, nous lançons enfin notre webshop, développé en interne : un vrai succès, et la réponse à une attente de longue date.

Début 2024, nous investissons dans un millier de fûts inox ainsi qu'une laveuse, fini les fûts plastiques à usage unique !
En août 2024, nous construisons notre propre alambic, baptisé Shai-Hulud. L'idée : ne rien gaspiller. Plutôt que de perdre les brassins qui ne trouvaient pas leur place en canette, nous apprenons à les distiller. Un surplus devient une matière première, une contrainte une nouvelle gamme.

Le rebond

2025

Le rebond

Le travail finit par payer. À force d'acharnement, nous gagnons la reconnaissance sur nos bières houblonnées — celles-là mêmes qui nous avaient tant demandé d'efforts. Nous brassons même, pour la première fois, une Pils : simple, nette, crisp — la preuve que nous savons aussi travailler la sobriété en parallèle de nos bières au kébab, tacos, cassoulet. En parallèle, nos spiritueux, et surtout nos liqueurs originales, trouvent leur public et se développent.

La maîtrise

2026

La maîtrise

Nous resserrons nos efforts sur l'essentiel : la qualité de nos références régulières et des marchés plus exigeants. Nos NEIPA n'ont jamais été aussi abouties, et nous en sommes fiers. Le marché nous demande davantage de bières régulières et moins de nouveautés : nous l'écoutons, et ne sortons plus qu'une vingtaine de créations par an — tout en produisant davantage qu'avant. Moins de course en avant, plus de profondeur.
Pour la première fois en dix ans, nous touchons quelque chose qui ressemble à la stabilité. Non pas un point d'arrivée : un socle.
Dix ans après le premier brassin dans un garage, l'envie est intacte. Iron n'est plus un homme seul dans 55 m² : c'est une équipe, un atelier qui déborde, et une histoire qui continue de s'écrire.